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Originaire de la région parisienne, lassés par un temps trop souvent maussade, de ciels plombés et d'hivers interminables, nous avons fais
l'acquisition d'une propriété dans le sud de la France dans le département de Vaucluse. C'est alors que nous avons immédiatement été confrontés à un soucis jusqu'alors inconnu dans nos régions du nord ;
la sécheresse !
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En Provence, la nécessité d'un forage distribuant une eau généreuse est
indispensable à qui veut transformer un désert aride en jardin luxuriant sur pelouse verdoyante.
Et c'est précisément à cette occasion, un peu par hasard et un peu aidé, que j'ai pris conscience de mes talents de sourcier.
Muni d'une petite baguette d'olivier un peu trop souple, j'ai parcouru d'un pas hésitant le trajet supposé de la veine d'eau du forage déjà existant sur le terrain.
Soudain, stupeur, la baguette plongea vers le sol, d'abord mollement, puis, en corrigeant progressivement le maintient, de plus en plus vigoureusement, jusqu'à
provoquer des rougeurs légèrement douloureuses aux mains dont l'origine était causée par la multiplication des réactions de ce curieux accessoire .
Avec deux bonnes heures d'entraînements, je ne parvenais même plus à
repositionner la baguette horizontalement sur le lieu de passage de la veine d'eau tant la pression exercée sur "l'outil" était forte, et ceci malgré les tortures que je lui
infligeais. Elle se repositionnais désespérément en position verticale, soit vers le haut, soit vers le bas.
C'est alors que j'ai eu l'impression de posséder un objet extraordinaire, plein de
possibilités et de promesses, dont les origines demeurent mystérieuses, incompréhensibles, car à ce moment, j’était persuadé que la baguette seule effectuait ce mouvement.
Quelque chose émettait une action physique, palpable, visible et contrôlable sur un objet certes naturel mais remarquablement rudimentaire.
De retour à la maison en région parisienne, je décela sans difficultés la présence
de 3 veines d'eau dans le jardin (avec la même baguette), placées parallèlement, dont une passant précisément sous la maison.
Cela fut l'occasion rêvée d'effectuer tous les tests et les recherches dans mon
sous-sol transformé pour l'occasion en un laboratoire bien particulier.
Car l'objet de ma préoccupation était alors la suivante :
Fabriquer un outil fiable, un indicateur, mieux, un détecteur qui fonctionnerait indépendamment de l'action physique humaine,
car pensais-je, à l'aube du troisième millénaire, il n'est pas concevable d'envisager quelconque mesure avec une branche de bois fraîchement taillée, encore toute suintante de sève.
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